17-01-2008 13:42:05
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QU'ELLE SOIT BONNE !Qui n'a pas le souvenir, enfant, de devoir écrire quelques mots aimables à une cousine issue de germains résidant à l'autre bout de la France et dont on est sensé se rappeler pour l'avoir croisée à notre propre baptême ?Souvenirs laborieux de coucher sa grosse écriture de petit sur une carte toute minuscule richement décorée d'oiseaux pailletés, de patineurs d'un autre siècle ou encore de motifs floraux aussi baroques qu'originaux.Qui n'a pas le souvenir, adolescent, de procrastiner en expédiant cette jolie coutume aux calendes grecques ou au panier ?Qui n'a pas le souvenir, fraîchement débarqué dans la vie active, de découvrir avec stupeur que le sujet carte de voeux de l'entreprise pouvait générer des crises sociales graves. Une AG du syndicat des cheminots passerait presque pour une fête de patronage à côté de la réunion de préparation de la dite carte de voeux.Les festivités démarrent quand il s'agit de nommer un responsable de l'opération. Tout d'abord, fier de la confiance qu'on lui accorde, le chef de projet, au fil des semaines, voit son statut évoluer. Après avoir fait quelques envieux, tout le monde finira par le détester, au mieux par le plaindre.Évidemment, personne n'est d'accord sur ce qu'il faut dire. Les uns, aux goûts simples aimeraient "Toute l'équipe vous souhaite une excellente année 2008." Les autres, plus opportunistes, profiteraient bien de l'occasion pour glisser un petit message commercial. D'autres encore, inconséquents, joindraient bien une offre promotionnelle, un catalogue et pourquoi pas une grille de tarifs avec accessoirement "bonne année !" écrit dessus.Même Caroline l'assistante stagiaire s'en mêle. Elle vous dégotte une site internet de folie où elle adôôôôre cocher toutes les options de personnalisation pour vous fignoler une carte de voeux qui finalement ressemblera à un vrai sapin de Noël !
Bref, c'est la fête au grand n'importe quoi.La santé mentale du chef de projet ne tient qu'à un fil, valse d'hésitation entre la démission, l'arrêt longue maladie ou le retrait au Carmel pour retrouver le sens des vraies valeurs.C'est le moment que choisit la femme du Président pour débouler un matin dans les bureaux, les bras chargés de trois cartons de cartes de voeux Unicef parce que c'est bien en cette fin d'année de faire une bonne action plutôt que de gaspiller tout le budget de communication de son Président de mari.
Moralité : alors, oui c'est une bonne idée d'envoyer des cartes de voeux à vocation caritative mais on peut aussi nous appeler afin que nous traitions avec sérieux et professionnalisme un sujet qui se doit malgré tout de rester léger.
BONNE ANNÉE ! |
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14-06-2010 09:52:49
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LE RÉSEAU (publié en juin 2008)Ayeeeeeeh !J'ai un réseau, mieux... j'ai des réseaux et évidemment, pour çà, je suis en réseau.C'est la grande tendance. Et tout ce qui est tendance ça me connaît. De toutes façons, je ne peux pas y échapper, aujourd'hui, je dois avoir un réseau.Être en réseau ou avoir un réseau ? C'est pareil.Aujourd'hui tout est prétexte pour se constituer des réseaux. Et la liste est longue.Tout commence à l'école. On ne parle pas ici du trombinoscope de la grande école de commerce, grand classique du "reso" (à cet âge là, c'est cette orthographe là). Nooon... on parle de la maternelle. Votre enfant est sympathique (bravo !), il est donc populaire (bravo !), donc pour fêter son anniversaire vous organisez un goûter rabelaisien avec un max de mouflets (encore bravo !).Bien sûr, vous collectez consciencieusement les adresses e-mails des parents des petits invités afin d'envoyer les photos et les remerciements d'usage suite aux festivités.C'est ainsi que votre petit dernier créera son premier réseau, qu'il se le mettra bien au chaud, quelque part dans un coin, on ne sait jamais, il pourrait avoir besoin de l'activer... un jour.Vous êtes déjà dans la spirale infernale du réseau. Il y a des réseaux partout !Pour vous détendre, vous aimez réaliser des petits documentaires d'observation sur la vie des gastéropodes à yeux bleus.Fier de vos oeuvres, vous vous empressez de les mettre en ligne sur votre blog (parce qu'évidemment vous avez un blog) et hop, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire vous avez rejoint le réseau des fondus de documentaires d'observation sur la vie des gastéropodes à yeux bleus.Encore un réseau. Bon, celui-là on ne sait pas trop à quoi il pourrait vous servir. Mais c'est le principe du réseau... on ne sait jamais, c'est au cas où.Vous êtes quelqu'un de gentil, vous avez donc des amis. Maintenant, vous avez aussi le million d'amis potentiels généré par votre inscription sur les sites de réseaux sociaux. La chasse aux amis est ouverte. Ça tire à vue. Pan ! Pan ! Cerise Dugommier souhaiterait prendre contact avec vous. Bien sûr, vous étiez au CE1 avec Cerise Dugommier, ce serait chouette de renouer le contact crée il y plusieurs décennies. Au fait, elle ressemblait à quoi Cerise Dugommier ?N'oublions pas non plus qu'un réseau en génère un autre. Parce que vous allez découvrir que Cerise Dugommier, pendant ses loisirs, écrit de jolis poèmes sur la vie affective des bigorneaux et qu'apprenant votre passion pour les limaces, elle s'est permise de vous parrainer dans son club de défense des gastéropodes. Crac ! Sans le vouloir vous avez intégré un nouveau réseau.C'est bien. Mais il ne faut cependant pas oublier l'essentiel : l'entretien. Et l'entretien au quotidien, même la ménagère peut vous en parler, c'est usant. Usant et chronophage. Car pour un entretien sérieux, ne comptez plus les heures passées à répondre aux mails de tous horizons, ne vous économisez pas pour dégainer votre Black Berry et votre i-Phone afin d'assurer contacts, rendez-vous, sorties, etc. Toute votre vie peut s'organiser ainsi.Mais il faut peut-être se poser une question. Où trouver le temps pour tout çà ? Déjà qu'il est quelques fois difficile de se retrouver pour un dîner avec nos potes, les vrais, ceux qui vous accompagnent depuis des années, alors avec le million de copains virtuels via le réseau X ou Y, faites-moi rire ! |
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29-03-2008 13:42:05
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CRÔAAA, CRÔAAA FAIT L'ABEILLE,C'EST DU BUZZ !Au siècle dernier (oups, c'était il n' y pas si longtemps que çà !) pour colporter une rumeur, il fallait faire appel à une sacrée langue de vipère, une commère bavarde comme une pie ou pire, un corbeau mal intentionné. Quel cafard ! Aujourd'hui on fait du buzz.Le buzz c'est la version techno de la rumeur, c'est en ligne, c'est fashion. Trop chouette !Crôaaa, Crôaaa fait l'abeille, c'est du buzz. Et il ne s'agit pas d'être muet comme une carpe quand on est sur la toile !Il faut maintenant distinguer deux types de buzzeurs (?) d'abeilles (?). Les pros, agences spécialisées en la matière et les internautes eux-mêmes, ces formidables prescripteurs.Et oui ma brave dame, c'est vrai, il existe des agences dont le métier est de colporter la rumeur. Attention, pas de la petite rumeur de quartier sur le monsieur du 4ème qui va faire pisser son chien juste devant l'entrée. Non, non. Il s'agit de rumeurs concernant le business, la vie des marques et des produits. Et puis, il ne faut pas rigoler avec ces choses là parce qu'ici on parle de marketing viral. Aïe !Il n'y a pas de mal à çà (?). L'idée c'est que nous sommes marketés viralement parlant afin que nous fassions du buzz autour d'un produit. Hé hé hé.C'est comme cela que nous voyons émerger le consommateur expert. D'abord contaminé par une communication virale ou classique, l'internaute est expert sur un produit au même titre qu' une bonne concierge est experte en terme d'infos, d'anecdotes, voire de ragots sur la vie de l'immeuble.Voilà, en fait, faire du buzz, c'est dire ce qu'on pense en tant que consommateur. C'est simple. D'ailleurs l'autre jour, en tchatant avec une copine, je lui disais que je préférais nettement les lessives en poudre aux lessives liquides. Buzz, buzz ! Passionnant non ? |
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15-04-2008 11:36:05
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LA TÉLÉ DES VIEUX QUI SAUTENT
ET LA TÉLÉ DES BÉBÉS QUI NE BOUGENT PASElle est née il y a quelques mois, la télé des vieux. Pardon, je parle de la chaîne câblée pour les seniors. Vivolta, elle s'appelle. Un vrai nom de médicament pour vi... pardon pour seniors. Chériii ! T'as pris ton Vivolta ? C'est rassurant.Il faut le voir le film de promotion ! Un bonheur pour les ceusses qui sont longs à la comprenette. D'abord on prend une référence qui a fait ses preuves (oui, mais il y a longtemps), j'ai cité : Mission Impossible. Attention je ne parle pas du remake avec Tom Cruise, je parle de la version d'origine, celle avec le type en col roulé polyester avec les cheveux blancs. Vous captez l'allusion ?Ensuite, on présente une chouette brochette d'animateurs vi... houps !... forts d'une bonne grosse expérience et on vous allèche avec avec tout un tas de rubriques de vi... de vie, oui de vie quotidienne : cuisine, forme, etc.L'inspirateur de Vivolta, comme il se définit lui-même, c'est Philippe Gildas. Philou, qui nous explique du haut de ses 72 ans que la chaîne est pour les plus de 45 ans. Aaaaah, ça rassure. Bon je me gausse, mais les animateurs sont plutôt sympas et ils ont fait leurs preuves depuis longtemps dans le monde merveilleux du PAF.Vous avez plus de 45 ans ? N'hésitez pas à consulter leur site Internet gai et coloré. Connectez-vous sur les blogs des animateurs. C'est rigolo, ils sont tous en photo en train de sauter. La pêche quoi !Prenez par exemple celui de Jean-Pierre Gaillard, la bourse c'est son dada, je cite. Il vous explique que gaillard il doit l'être puisqu'il n'a jamais travaillé autant qu'aujourd'hui. Et bon camarade avec ça, puisqu'il vous propose de partager avec lui sa passion pour la numismatique. Impeccable.Et puis tant mieux si les programmes de Vivolta sont intéressants, c'est toujours bon à prendre.C'est comme pour la chaîne pour les bébés, Baby TV. Ici aussi c'est gai et coloré, et 24 heures sur 24 en plus ! Mais là, j'ai un doute. Vous me direz que je ne suis pas la cible. Baby TV, la première chaîne de télévision adaptée aux besoins et capacités des moins de 3 ans.C'est une chaîne vitesse escargot pour ne pas blesser les trop jeunes cerveaux, pour ne pas donner mal aux petits crânes dont la fontanelle palpite encore. Ici personne ne saute, ça ne va pas non ? Trop violent ! Quel exemple ce serait pour des petits qui ne tiennent pas assis tout seuls et qui n'ont même pas encore élaboré l'idée de se déplacer !Ceci dit, quand on pense qu'une étude américaine vient de mettre en évidence que les enfants de moins de trois ans qui regardent régulièrement la télévision ont statistiquement beaucoup moins de chance de faire des études supérieures, ça fait réfléchir.Alors attention, quand vous laisserez le petit dernier en garde chez son papi. Que celui-ci n'ait pas négligemment posté votre rejeton devant Vivolta, la chaîne des vieux qui sautent. Traumatisme assuré. Hé hé hé. |
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20-01-2009 16:41:58
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Cette fois-ci, j'en ai marre ! Moi aussi je pique ma crise ! J'en ai une crise de foie de LA CRISE ! Deux mots (le LA est très important) qui vampirisent et omnubilent le microcosme médiatique.
Il faut que ça s'arrête ! D'ailleurs j'ai arrêté.
J'ai commencé par arrêter de regarder le journal télévisé. Tu parles d'une grande messe (dixit les journalistes médias) ! Pas une minute de recueillement, pas l'ombre d'une réflexion, juste une vision au ras des pâquerettes, une course infernale vers le pire, une surenchère à la mauvaise nouvelle. D'ailleurs, c'est surtout de la petite mauvaise nouvelle. Depuis toujours, il y a des chiens écrasés et on voudrait nous faire croire qu'ils sont encore plus écrasés qu'avant. Tous plats ! Tous fins ! Certainement de la faute à la crise.
J'ai dû arrêter la radio le matin aussi. J'avais le ventre noué dès le petit déjeuner. Toute cette crise qui vous dégouline sur les tartines, ce n'est pas possible, c'est trop indigeste. Plus envie de sortir de chez moi, çà a l'air terrible dehors.
Je pourrais continuer comme ça longtemps. évidemment, je sais que nous ne sommes pas dans le monde des bisounours. Mais je sais aussi que tous les matins le soleil se lève, qu'il y a toujours un chouette projet à réaliser et que quelque fois, il suffit de positiver pour que de belles choses arrivent.
Alors pour cette nouvelle année, décidons que LA CRISE sera une crise de rire.
Joyeuse année 2009 |
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14-01-2010 10:55:02
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Mmmm ! C'est bon !
C'est dans l'air du temps.
Tout le monde s'y met, apprend, découvre, redécouvre, transmet, invente.
On a vu fleurir des ateliers pour les grands et les petits, des stages de perfectionnement dans toutes les régions, des émissions de télé plus ou moins près de la réalité, des milliers de livres tous plus jolis et créatifs les uns que les autres.
C'est donc dans l'air du temps : tout le monde cuisine ! Aller hop, le tablier sur les hanches et en cuisine !
Et pour cette nouvelle année, en cuisine aussi. Il faut qu'elle soit bonne. C'est le minimum que l'on puisse se souhaiter. Avec un bon goût de bonheur sauce réussite.
Tout d'abord choisir un bon projet, un qui a l'oeil vif sur l'étal du marché. Attention ! Ne pas mégoter sur le choix des ingrédients : une équipe fraîche et motivée, c'est le secret. Ensuite bien éplucher le dossier et laisser reposer quelques temps (ça décante). Pour finir mettez le feu !
Mmmm que c'est bon ! Le goût de l'effort, la douceur du réconfort au vue des résultats de l'entreprise.
Mmmm ! Bonne année 2010 ! |
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02-03-2011 16:18:10
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JULIA ROBERTS FAIT DU TRICOTJe suis bien contente pour elle. C'est vrai c'est épatant çà ! Que l'égérie de Lancôme, si belle (oh oui qu'elle est belle !) si merveilleuse, si... se détende de sa journée de travail qui consiste entre autre à rouler des pelles à son pote George Clooney ou à rester des heures au maquillage en buvant du thé vert, se détende disais-je en jouant de l'aiguille. Eh oui, la craquante Julia est la reine des red carpets et... du tricot. Le tricot, activité peu réputée pour son côté glamour est en passe de devenir franchement in. Moi, ça me va.Terminé la mamie échappée des histoires du Père Castor, bonjour la vamp. Maintenant, c'est fashion de faire du crochet, la tapisserie va connaître un vrai come back, bientôt grosse éclate dans les ateliers de peinture sur soie jusqu'alors exclusivement en vogue chez les ménopausées, et ça risque d'être furieusement tendance de confectionner de ses petites mimines de ravissants objets en macramé.C'est le grand retour en grâce des activités dites ringardes.Entendons nous bien, je n'ai rien contre ces plaisirs solitaires. Bien au contraire. Et si moi ça me plaît de confectionner de gracieuses danseuses en coquillage, j'assume et je me fiche de savoir si c'est tendance, dans la hype, fashion ou pas ! Je me détends, je me fais plaisir.C'est infernal cette chasse au moindre frémissement. Tiens ? Un frémissement... Vite ! On parle d'une tendance. Hop ! On crée un mouvement et zou du business !Ça commence souvent sur la toile (que c'est approprié pour des travaux d'aiguilles !) où on observe le bourgeonnement des blogs de tricoteuses, puis la création d'ateliers de tricots, suivi de la vente de kits de tricots, d'édition de livres et manuels en tous genres... bref du business sous toutes les coutures.Et maintenant, cerise sur le gâteau : le salon ! Aiguille en fête (en février à la Grande Halle de la Villette). Un salon où l'on parle tricot (et couture) ! Au programme, 230 exposants, des plasticiens et leurs oeuvres exclusives (waouh !), des ateliers (qu'est-ce que je vous disais ?), un bar à coudre (???) et le projet de la plus grande écharpe du monde. C'est le ponpon !Et pourquoi pas un site de rencontres entre tricoteurs et tricoteuses ? Une maille à l'endroit, une maille à l'envers. Quoi ? Vous êtes un afficionado du point mousse ? Je suis une inconditionnelle du point de jersey, notre amour est voué à l'échec. Tant pis, je saute une maille !Je râle, je râle mais j'adore et suis cliente à fond. Je suis partante pour tout ce qui est nouveau, même quand ça n'a rien de nouveau.Je peux vous inviter pour une dernière tendance ? |
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